Vingt ans plus tard, les projets foisonnent toujours. Il dessine un vélo ici, conçoit un tramway là, imagine un yacht, un cinéma, un sous-marin, une tour. Et puis parfois, revient à Marseille, y élabore le futur métro. Travaille à la piétonisation de la place Castellane. Ou invite des artistes (Invader, Zeus) au MaMo – le centre d’art de la Cité radieuse dont il est le fondateur. De fil en aiguille, une volonté se dessine : mettre ses idées au service de projets qui lui semblent essentiels. C’est tout l’objet de l’aventure Marsa, véritable “villa Médicis” de l’écologie en cours d’installation sur le Frioul, dans le fort Brégantin qu’il a acquis et qui accueillera bientôt chercheurs, scientifiques et artistes pour tenter de contrer un fléau majeur : la pollution des océans. Ce qui me ramène à Marseille, c’est toujours le soleil, la mer et les souvenirs... et puis le MaMo et Marsa, des projets personnels qui me tiennent particulièrement à cœur. L’art d’un côté, essentiel pour ouvrir l’esprit. Et de l’autre, l’urgence de sauver la planète. Dans un contexte de surproduction et de surconsommation, on peut se demander à quoi sert de créer encore des objets... Il est temps de réinventer le design. Le fait de travailler sur le projet Marsa me permet d’y réfléchir et, à ma manière, d’agir. Me pencher sur ces questions m’aide à trouver de nouveaux axes dans la création. Je pense qu’il faut rester en phase avec l’époque dans laquelle on vit, savoir la décrypter, et plus que tout, garder son âme d’enfant, continuer à s’émerveiller, apprendre, explorer, multiplier les premières fois. On n’est jamais meilleur que la première fois qu’on fait une chose. »

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